Rue du Heysel

La dénomination de l’endroit a évolué au cours du temps : den Hysele en 1568, Hysel ou Eyzel en 1830 et Heysel en 1845

La rue du Heyel correspond à l’ancien « chemin d’Hosseghem » que l’on peut trouver sur d’anciens plans. Ce chemin allait au-delà de St-Lambert mais cette partie a disparu lors des travaux de l’Expo 58. De l’autre côté, la rue se termine à l’avenue Houba-de-Strooper, au commissariat de police érigé à l’emplacement de l’ancienne Entrée Mondiale de l’Expo 58.

Il y a eu deux noyaux d’habitat, l’un, le plus ancien, à l’Ouest, l’Hosseghem Dries, situé à l’emplacement de l’actuel Primerose et du pavillon du COIB (avenue Houba), et l’autre, qui n’apparaîtra qu’à la fin du XIXe siècle, autour de la place St-Lambert.

Le premier a disparu au XIXe siècle, lors de l’aménagement du Parc de Laeken et l’urbanisation du quartier. En fait, la Ville a acquis puis démoli un ensemble de constructions au nord de la Hosseghemstraet. Parmi les multiples propriétaires de ces maisons, on trouve un cultivateur nommé Jean-Baptiste Vandergoten.

En 1905, cette Hosseghemstraet modifiée devient une partie de la rue du Heysel.

Côté St-Lambert, il n’existe qu’une seule construction au XVIIIe siècle, et encore est-elle en retrait par rapport à la Hosseghemstraet. Cette construction sera agrandie et transformée en 3 maisons en 1893. Elle est à l’origine de la rue Reper-Vreven.

Au milieu du XIXe siècle, la partie Est de la rue, jusqu’au bas de l’avenue du Centenaire, est bordée d’une prairie. Cette prairie devient la propriété d’un médecin de Molenbeek, Alfred Martha, qui y fera construire une résidence champêtre. Son fils Henri, négociant à Bruxelles en hérite en 1912. Les bâtiments sont démolis en 1933 et le terrain cédé à la Ville en 1945.


La rue du Heysel en 1930 (source: Bruciel)

Et aujourd’hui…