Rue Alfred Stevens

La rue Alfred Stevens fait partie d’une longue voirie qui s’appelait rue de la cave et allait de la rue Léopold Ier à la rue du Heysel. En 1882, la commune de Laeken décida de la rebaptiser rue Fransman. En 1930, la Ville scinda cette rue en trois tronçons : le premier (rue Léopold Ier – chemin de Fer) conserva son nom de Fransman ; le deuxième tronçon (chemin de fer – square Prince Léopold), reçut le nom de rue Alfred Stevens ; et le dernier (Square Prince Léopold – rue du Heysel) fut baptisé rue Emile Wauters.

Les Stevens étaient trois frères artistes: Arthur, critique d’art, Joseph peintre animalier et Alfred également peintre. Alfred fut l’élève de Navez, çuilà de la rue, et de Ingres, çuilà du violon. Personnage mondain, il fit toute sa carrière à Paris. Ce qui ne l’empêcha pas d’être un peintre intimiste auquel Léopold II commanda quatre toiles sur le thème des saisons.

 

sources :

Les noms des rues de Laeken, Ph. Genaert, 1991

Rue Théophile de Baisieux

Cette rue reprend grosso modo le tracé d’un ancien chemin devenu Steenhofstraat (rue de la Ferme du Caillou ; voir aussi av. Rommelaere). Elle s’est appelée tour à tour Steenhofstraat, puis Molenstraat (rue du Moulin, en 1913), et, finalement, Théophile de Baisieux lorsque les voiries du quartier entre l’hôpital Brugmann et l’avenue Houba ont été tracées.

La première dénomination, Steenhofstraat faisait probablement référence à la Steen Pachthof (ferme du caillou) qui se trouvait aux environs de la rue Gilson. Celle-ci ayant disparu, il a sans doute été jugé préférable de lui trouver un autre attribut et de la rebaptiser Molenstraat en référence au(x) moulin(s) qui s’y trouvai(en)t.

Le ou les moulin(s) ayant eux-mêmes cédés la place aux habitations lors de l’urbanisation du quartier, la rue a été renommée en honneur de Théophile de Baisieux (1847-1920), Montois, diplômé de médecine de l’UCL, professeur à l’UCL et chirurgien réputé, auteur de nombreux travaux scientifiques.

La première maison date de 1872.

Rue Jean Laumans

Sculpteur, né à Heist-op-den-Berg en 1823, Jean Laumans obtient le Prix de Rome en 1851. Il est l’auteur de plusieurs sculptures dans des églises bruxelloises et travaille sur les chantiers de décoration des hôtels de ville de Bruxelles et de Furnes.

Il fut professeur à l’Académie de Maastricht. Il a participé, de 1877 à 1894, à la décoration du Palais des Princes Évêques à Liège quand le bâtiment fut affecté au gouvernement provincial. Il est, notamment, l’auteur de la statue de Pierre l’Ermite (1880).

Il est mort à Laeken en 1902

Avenue Eugène Hubert

Né à Louvain en 1839, Eugène Hubert est diplômé en médecine de l’UCL en 1866, UCL où son père, Louis Hubert, était professeur d’obstétrique. Il est lui-même nommé professeur ordinaire en 1874 et succède à son père en 1876.

Il améliora les forceps inventés par Jan Palfyn en 1720, auxquels on reprochait d’écraser la tête du bébé…

En 1884, il est doyen de la Faculté. Six ans plus tard, il crée un cours de déontologie.

Il décède en 1905.

source: http://www.md.ucl.ac.be/histoire/hubertE

Avenue Ernest Masoin

Ernest Masoin est né à Virton en 1844. Diplômé de l’UCL en 1867, il y enseigna la physiologie dès l’année suivante, charge qu’il assuma jusqu’en 1914. Il enseigna aussi la pathologie mentale, domaine dans lequel il se distingua et l’amena à devenir médecin aliéniste des prisons belges.

Il décède le 21 avril 1915.

Si vous souhaitez une biographie complète, c’est par ici

Avenue Laennec

René Laennec était Breton. Il est né à Quimper en 1781 et mourut à Kerlouanec en 1828. En 1806, il est nommé médecin, spécialisé en anatomie pathologique, à l’hôpital Necker. Il est aussi connu pour avoir découvert l’application de l’acoustique aux maladies de poitrine et avoir inventé le stéthoscope en février 1816.

C’est en 1955 que ce nom fut attribué à la rue entre l’avenue Kufferath et l’avenue Bayet.

sources :

Les noms des rues de Laeken, Ph. Genaert, 1991

Essai de toponymie laekenoise, D. Vankriekinge 1995

Avenue Albert Brachet

Aux origines…

Comme sa voisine de gauche (voir photo), cette avenue rectiligne va du Square Palfyn à l’avenue Rommelaere. Elle fut créée à travers champs en 1934-35 mais les premières constructions n’apparurent qu’en 1938 (n°61). Elle ne connaîtra un véritablement développement qu’après la guerre, comme tout ce quartier dédié aux célébrité médicales.

Source: Bruciel

La photo de gauche date de 1930-31. On y voit déjà le stade du Centenaire (actuellement Roi Baudouin), construit en 1930. Le bouquet d’arbres un peu en-dessous à gauche du stade est devenu le Square Palfyn

Mais qui était le Professeur Brachet ?

Albert Brachet est un biologiste et morphologiste né à Liège le 1er janvier 1869. Issu d’une famille de tanneurs et de fabricants de courroie, il fit ses études à l’Université de Liège et y fut diplômé en médecine en 1894. Anatomiste et embryologiste de renom grâce à ses recherches, il enseigna d’abord à l’Ulg, puis, à partir de 1904, à l’ULB. Il fut directeur de l’Institut d’Anatomie Raoul Warocqué de l’ULB, université dont il fut aussi le recteur. Chercheur infatigable et conférencier remarquable, il a acquis une réputation internationale. Parmi ses œuvres majeures, citons L’œuf et les facteurs de l’ontogenèse, paru aux éd. Gustave Doin, en 1917.

Il décède à Bruxelles, le 27 décembre 1930.

Si le sujet vous passionne, n’hésitez à pas consulter la Biographie Nationale publiée par l’Académie Royale de Belgique.

Avenue Adrien Bayet

source: www.openstreetmap.org

L’avenue Adrien Bayet commence à l’avenue Stiénon, croise l’avenue Jean-Baptiste Depaire et finit avenue Rommelaere.

Aux origines.

Cette avenue fait partie du quartier « médical » tracé lors de la création du site de l’hôpital Brugmann mais dont la concrétisation date des années 1930. Il en est fait mention pour la première fois dans l’Almanach de 1936 et les premières maisons (Nos 5, 19 et 21) sont signalées dans l’édition de 1938.


En 1944, le quartier était encore bien champêtre (source: http://bruciel.brussels/#)

Mais qui était Adrien Bayet ?

Adrien Bayet est né à Bruxelles le 23 décembre 1863. Etudiant, il suivit l’enseignement de Paul Héger dans son laboratoire de physiologie. Il fut membre de l’Académie royale de Médecine de Belgique, Professeur à l’Université libre de Bruxelles, spécialiste en syphiligraphie et cancérologie et chirurgien honoraire des Hôpitaux de Bruxelles. 

L’Académie royale de Médecine de Belgique précise encore : « Parmi ses publications, les principales sont des travaux sur la circulation pulmonaire, sur la dermato-syphiligraphie, sur la l’extension de la lèpre en Belgique et au Congo, sur le radium, sur l’hygiène sociale et sur la maladie de Friedreich et hérédosyphilis ».

A titre d’exemple, citons «  La lutte contre la syphilis en Belgique. Son organisation. Ses résultats. » publié en 1920.

Il décéda à Bruxelles le 4 juillet 1935.

Bâtiments remarquables

Selon les services régionaux du patrimoine, il y a un bâtiment remarquable (Il n’est pas précisé dans quel sens) avenue Bayet. Il s’agit de la « Maison Moreau », maison d’habitation de style moderniste sise au n°11. Construite en 1951 par l’architecte Willy Van Der Meeren, elle a été reprise dans l’inventaire du patrimoine à protéger en 2006.
(source: www.irismonument.be )